Omar El-Béchir a "juré" qu'il ne livrerait jamais aucun Soudanais à une juridiction étrangère. Ceci en rapport avec les meurtres perpétrés à Darfour. Il fait allusion à la cour pénale internationale ( CPI ). Le procureur, Luis Moreno Campo, a annoncé mardi 27 février à La Haye avoir des "preuves (montrant) qu'Ahmed Haroun, ancien secrétaire d'Etat à l'Intérieur du Soudan, et Ali Kosheib (nom de guerre d'Ali Mohamed Ali, un des chefs des janjawids, la milice progouvernementale), ont commis de concert des crimes contre la population civile au Darfour". Le procureur les accuse de "cinquante et un chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et crimes de guerre présumés [...], dont persécution, meurtres, tortures et viols", commis entre août 2003 et mars 2004 au Darfour contre des villageois. Cette région, qualifiée d'"enfer sur terre" par Kofi Annan, est en proie à une guerre civile qui oppose la population arabe du Soudan et la population non arabe du Darfour.
L'Union européenne, principale source financière de la MUAS, a déjà dépensé quelque 400 millions d'euros pour la province du Darfour. La communauté internationale fait pression pour que Khartoum accepte un déploiement des casques bleus au Darfour. Premier importateur du pétrole soudanais, la Chine soutient sans réserve le régime d'Omar El-Béchir, mis au ban de la communauté internationale. Ni la situation au Darfour ni les violations des droits de l'homme n'ont le moindre effet sur l'attitude des autorités chinoises.
L'Union européenne, principale source financière de la MUAS, a déjà dépensé quelque 400 millions d'euros pour la province du Darfour. La communauté internationale fait pression pour que Khartoum accepte un déploiement des casques bleus au Darfour. Premier importateur du pétrole soudanais, la Chine soutient sans réserve le régime d'Omar El-Béchir, mis au ban de la communauté internationale. Ni la situation au Darfour ni les violations des droits de l'homme n'ont le moindre effet sur l'attitude des autorités chinoises.